Après une nuit, finalement assez pauvre en "
Apéroooooooooooo", un brin de toilette et un peu de farniente, il est temps de se mettre en route vers le festival. Mais avant, un détour par le Flunch, histoire de manger confortablement, dans un environnement sain.
Ceci fait, nous nous séparons avec Gaëtan, lui optant pour Lauter, tandis que je me dirige vers la Loggia où va jouer
You & You. Passage obligé (interview derrière), mais passage apprécié, tant le groupe folk qui ouvrait pour
Alela Diane (
voir compte-rendu) a pris de l'ampleur ! Les chansons folk douces, jouées en acoustique, sont désormais pleinement jouées, avec une grâce indéniable, un vrai sens des arrangements et mélodies, et remportent l'adhésion du public en très peu de temps. "
Another Diving Man", "
Bye Bye" (sur laquelle le public se joint au groupe) ou encore "
The House on the Moon" sont de superbes chansons, caressantes et subtilement mises en valeur par quelques touches électriques. Aussi brillants que dans mes souvenirs, et même plus encore, définitivement un groupe à surveiller, comme l'un des plus grands espoirs folk de chez nous.
Le MySpace de You & You
Après l'interview (à venir sur
POPnews), direction la grande scène pour un brutal changement d'ambiance, puisque ce sont les chevelus de
The Answer qui sont en train de jouer. Lorsque j'arrive, le guitariste est en train de la jouer
Spinal Tap, en faisant hurler sa guitare, ahem...Heureusement, le reste du concert se révèle mieux, même si l'on est restés dans une veine super classique, classic-rock jusqu'au bout des ongles, comme un très bon copier-coller de
Led Zeppelin surtout. Le chanteur a le même timbre de voix de chat coincé dans le tambour de la machine à laver que Robert Plant, la section rythmique débite du gros son, bluesy et rock à souhait, ceci entraînant une certaine linéarité dans le concert, malgré une belle énergie.
Le MySpace de The Answer
Là encore, migration, cette fois-ci vers le chapiteau, où se trouvent
Peter Bjorn & John. Suédois, ce qui ne veut pas dire avoir un goût vestimentaire sûr apparemment, c'est de la pop synthétique, évoquand mes très vagues souvenirs de
Genesis, assez dynamique mais jamais inoubliable. Cela reste un concert agréable, mais j'ai du mal à m'en souvenir, malgré la belle énergie déployée par le groupe. Je vous mets une vidéo, pour que vous vous fassiez votre opinion...
Le MySpace de
Peter Bjorn & John
Un petit détour par la suite à la plage, pour
The Asteroids Galaxy Tour, groupe de pop fortement infusée de soul (section de cuivres), qui vient là encore du Nord de l'Europe (Danemark). Que dire ? A part que les conditions sont difficiles (loin de la scène), le set se révèle plutôt sympathique, grâce à des mélodies bien trouvées, même s'il faut avoir la foi pour y trouver la moindre once d'inventivité. Qu'importe : c'est efficace, et le côté racoleur est finalement plaisant. Et ouais.
Le MySpace de The Asteroids Galaxy Tour
Là, la suite, c'est une hésitation entre
La Roux et
Tricky. Et pour une fois, bon choix ! je reste voir Tricky, et j'en ai pris plein la gueule. Arrivant et s'allumant tout de suite un gros spiff (ce qui entraîne l'arrêt de la captation du concert), l'Anglais bad boy est accompagné de son groupe et d'une choriste, et semble ailleurs. Pourtant, dès les premières notes, si la fumée ne s'est pas dissipée, le doute oui. Félin, incontrôlable mais toujours dans les clous,
Tricky et son groupe font preuve d'une force incroyable, entre puissance maîtrisée, poussées sonores brutales et moments plus aériens. Aucune faute de goût ne vient entacher le concert, tant le bloc que forment les 6 sur scène semble indestructible. Au contraire, le public en redemande, et
Tricky aussi, quand il commence à slammer dans le public, ivre de plaisir pendant que les musiciens continuent leur matraquage sonore. Le régisseur (je ne sais pas si c'est le terme) est quant à lui fou de rage, car
Tricky est à l'ouest côté horaire...et déborde allègrement, avec plus de 20 minutes de dépassement. Quand finalement le groupe arrête, c'est les bras fatigués et la tête remplie de cette prestation de folie que nous quittons le chapiteau, Gaëtan et moi-même.
Le MySpace de Tricky
La chronique de "Knowle West Boy" sur POPnews
Après une bonne période de récupération, il est temps d'aller voir ce que donne l'idole des jeunes,
Peter Doherty. Etonnamment, il est à l'heure, et seul sur scène. Mais aussi : il est à l'ouest, massacrant allègrement les titres de
The Libertines qu'il entonne, et qu'il fait alterner avec les titres de son (correct) premier album. Seulement, il est tout seul, il n'y pas d'arrangements, et ce ne sont pas les deux danseuses classiques (??) qui l'accompagnent qui changent quoique ce soit à l'affaire. Un ratage, qui confirme quelque chose : il faut une reformation de
The Libertines pour que
Doherty apporte quelque chose de significatif à la musique.
Le MySpace de Peter Doherty
La chronique de "Grace/Wastelands" sur POPnews
Retour à l'espace presse après quelques titres, tant cela nous fait de la peine de voir quelques chansons de notre adolescence massacrées ainsi. De loin, nous entendrons
Kanye West, mais serons très bien placés pour le coup pour
Passion Pit. Pas du tout appréciés par mon ami Ju (
chronique assassine ici ^^), j'ai pourtant pris une bonne dose de plaisir durant le set. Bon, il faut arriver à faire abstraction de la voix (très) haut perchée de Micael Angelakos, mais l'énergie qu'ils y insufflent en live transfigure les chansons, ça sautille, ça reste mélodiquement pas mal (mais super dans la veine fluo-
MGMT ok) et...bon, voilà, j'ai vraiment apprécié, un peu de pop dans cette programmation, ça ne pouvait pas faire de mal.
Le MySpace de Passion Pit
La chronique de "Manners" sur POPnews
Ensuite, il restait un petit set de
Yuksek pour se caler avant le dodo. Difficile de dire autre chose que "
dansant, efficace, une heure pour se dépenser". Toujours la même nonchalance certes, mais ça fait toujours du bien par où ça passe.
Le MySpace de Yuksek
La chronique de "Away From the Sea" sur POPnews
Allez, il est temps de rentrer se réfugier dans le sac de couchage, avant une dernière grosse journée. Dommage pour
Birdy Nam Nam, mais une autre fois !
Résumé du jour 1