Chronique de disque pour Muzzart, If I Choose the Other Way (EP) par Ant & a Pill


Muzzart me permet de découvrir tout un tas d'artistes autoproduits, souvent de bonne tenue, mais qui ne bénéficient pas (encore) d'un fort rayonnement médiatique. Ant & a Pill est ainsi un duo originaire de Poitiers apparemment, offre un blues dénudé assez atypique, mais qui, en quatre titres, augure peut-être de bonnes choses à venir.


La chronique de l'Ep de Ant & a Pill sur Muzzart

Le MySpace de Ant & a Pill

Playlist de la semaine : Datarock, Hope Sandoval & the Warm Intentions, J. Tillman...

Datarock - Fear of Death
Le retour des Norvégiens en survet rouge s'est fait avec "Red" le bien nommé, collection de chansons qui viennent prouver que rien n'a vraiment changé dans le Nord, mais quand même un peu, si l'on en croit ce titre, qui fait un peu relâche côté synthés.



Hope Sandoval & the Warm Intentions - Blanchard
Parce que la douceur, ça a du bon (ce post n'est pas une pub pour assouplissants), pourquoi ne pas se délecter de ce nouveau titre de l'ex Mazzy Star, Hope Sandoval, qui a inspiré tant de jeunes folkeuses au chant éthéré ?



J. Tillman - Earthly Bodies
Très bon songwriter, J. Tillman est désormais plus connu en tant que batteur des Fleet Foxes. Dommage, car le bonhomme sait incontestablement écrire de belles chansons folk, et a surtout une voix de toute beauté.



Sharon Van Etten - Consolation Prize
J'avoue que je n'avais jamais entendu parler de Sharon Van Etten avant que la blogo écrive un papier dessus, et mette un lien vers ce titre, d'une pureté vespérale qui touche au sublime...



Brendan Benson - Feel Like Taking You Home
Le deuxième couteau de The Raconteurs a eu une carrière avant, en tant que songwriter, et qu'il continue à mener d'ailleurs, comme en témoigne cet extrait, plus enlevé que ses débuts qui étaientplus pop-folk.



Jesse Malin - In the Modern World / Prisoners of Paradise
L'émule de Springsteen avait un pe disparu des radars de la critique rock, suite à un deuximème album en demi-teinte, après des débuts en fanfare et un premier album acclamé. Je me suis toutefois laissé tenter par "Glitter in the Gutter", troisième album et collection cette fois-ci réunie de chansons, qui font se concilier énergie des débuts punks de Jesse Malin avec un certain style dans le songwriting.





2 petites vidéos pour le dimanche : Twilight Sad, The Willowz

J'avoue volontiers ma presque méconnaissance de Twilight Sad, groupe écossais qui semblent chasser sur les terres de la new-wave pour stade, et donc voici "I Became a Prostitute", grinçant et violent hymne, qui réussit très bien à concilier racoleur et exigeant.



Voici ma belle trouvaille d'hier après-midi, dans le bac à soldes du Virgin Megastore : "Chautauqua" de The Willowz ! Ayant été enthousiasmé par leur passage au Sonart à l'époque (voir compte-rendu), le disque a confirmé mes belles impressions de l'époque, et voici donc le clip de "Evil Son" (curieusement intitulée "Evil Song" sur le disque...).



Eurockéennes, jour 3

Troisième et déjà dernier jour pour ces Eurockéennes 2009. Le programme s'annonce éclectique, et le temps, bien que menaçant, ne fera finalement pas des siennes et nous laissera en paix. Gaëtan et moi-même arrivons pour la fin de Stuck in the Sound, que j'ai pu voir à Garorock (voir compte-rendu). Apparemment, ça avait l'air assez proche comme set. Au moins, on aura le temps de se poser bien comme il faut devant Staff Benda Bilili...

Le MySpace de Stuck in the Sound, la chronique de "Shoegazing Kids"

En trajet vers la Loggia, et surtout en quête de nourriture, passage devant la grande scène où joue Rodrigo y Gabriela. Ohlala, il faut s'assoir, c'est clair. Bon, c'est technique, mais il est clair qu'ils envoient du très lourd à la guitare, c'est épicé, rythmé, très évocateur aussi. La magie du duo fait très vite effet, et le public s'agglutine devant la grande scène, scotché par le simple pouvoir de deux guitares acoustiques, mais domptées d'une façon renversante ! Enorme surprise, qui me fait d'autant plus regretter de ne pas avoir vu le set en entier.

Le MySpace de Rodrigo y Gabriela

Après Mexico, le rendez-vous est pris avec l'Afrique et donc Staff Benda Bilili, groupe dont l'une des particularités est d'avoir plusieurs membres atteints de polio. Mais ce qui aurait pu être une singularité reste anodin, et ce parce que la musique de ces sept musiciens est de celles qui vous donnent une énergie indéfectible, qui vous transporte, vous fait voyager et bouger votre petit cul de blanc (si si). Ce n'est pas de la world, ce n'est pas du funk, du blues ou du rock : c'est tout ça à la fois, c'est un immense milk-shake musical, et le résultat est délicieux et énivrant. Et puis, ils ont un immense sourire qui leur barre le visgae, qu'ils soient en fauteuil ou pas, et l'énergie qu'ils captent du public (nombreux, charmé), ils la lui redonnent au centuple. C'est bon, c'est trop court, alors on va les applaudir, longtemps. Comme le titre de leur album, Staff Benda Bilili, "Très très fort".

Le MySpace de Staff Benda Bilili, la chronique de "Très très fort" sur POPnews

Il est temps de faire une petite pause, pendant que Gojira maltraite sa double grosse caisse et fait trembler la colline. Un petit verre, un peu de calme et c'est reparti, direction Florence & The Machine, n'étant que peu attiré par Kool Shen en solo (qui remplace Mos Def). Il y a donc une harpe sur la Loggia, puis le groupe fait son entrée, avec à sa tête la délurée Florence. Elle sautille partout, vêtue d'une sorte de pagne assez élégant, il faut bien dire. Pour ce qui est de la musique, c'est un peu moins enthousiasmant, sans être désagréable. Assez pop, mais tirant aussi vers les terres aériennes d'une Bat For Lashes ou d'une Kate Bush, le set est énergique mais alterne avec quelques morceaux où la harpe se faufile. Mais il manque un truc, il manque à mon goût la chanson qui fait dire "ouais, c'est vraiment excellent !". Cela reste bon, mais sans jamais décoller. J'ai ainsi moins de regrets à l'idée d'aller me placer pour Phoenix...

Le MySpace de Florence & The Machine

Place est donc prise aux abords de la grande scène, pour LE groupe pop français, celui que même les Américains nous envient. Et la foule, compacte, semble du même avis, car les slams vont bon train, créant un traffic hallucinant au-dessus de nos têtes, et même de spectaculaires "carambolages" en hauteur ! Mais c'était inévitable, tant les Versaillais ont entamé le set pied au plancher, avec un "Lisztomania" de toute beauté, tout sautillant et entraînant. Les musiciens (6 pour l'occasion) ne s'appuient pas que sur leur excellent "Wolfgang Amadeus Phoenix" pour la setlist, et l'on revisite avec plaisir les anciens albums. Un semi-break instrumental fait retomber la pression avant un final là encore superbement accueilli, dont un "Run, Run, Run" qui déchaîne une dernière fois le public. Bref, une excellente prestation, qui vient cofnirmer le changement récent de statut du groupe.

Le MySpace de Phoenix, la chronique de "Wolfgang Amadeus Phoenix" sur POPnews

Grosse flemme ensuite, liée aux 2 jours précédents, aux slammeurs qui se sont abattus sur nos têtes, donc ce sera un repas avant...Slipknot ! Placement stratégique sur la colline, puis les lumières s'éteignent, un grondement se fait entendre quand les 9 masqués entrent sur scène, majeur dressé pour certains. Puis c'est parti ! Pas de quartiers, la colline subit les assauts de 20 000 fous furieux qui sont pris dans cette explosion de riffs, de double pédale et de hurlements. C'est pas tant un concert qu'une transe, un défouloir, un exutoire. Les premiers titres ("Eyeless", "Wait and Bleed", "People=Shit") marchent mieux que les derniers, et même si un mid-tempo se glisse dans le set, la tendance est au sauvage. Et c'est pour le rappel qu'ils ont gardé le meilleur, avec "Spit It Out", sur laquelle n°9 fait asseoir la foule pour la faire sauter à la toute fin, déclenchant une folie incroyable dans le public (y compris votre serviteur). Quand résonne la dernière note, un seul constat : "Putain, c'est bon !".

Vidéo de "Spit It Out" au Big Day Out 2006



Il y aura une dernière course pour aller voir The Pains of Being Pure At Heart, qui ont commencé à notre arrivée (vu que Slipknot avait un peu de retard). On est en plein milieu du pont de "Young Adult Friction", et c'est un peu la douche froide, tant le son est moyen et les musiciens visiblement fatigués. A l'énergie du disque et de leur prestation au Pimavera a succédé une forme de lassitude, qui fait un peu retomber les chansons....Les tentatives pour faire rire le public sont certes agréables, mais je ne prends pas le même plaisir qu'à Barcelone, même si les chansons sont là. C'est juste qu'il manque un petit truc, cette folie qui fait leur charme...d'habitude.

Le MySpace de The Pains Of Being Pure At Heart, la chronique sur POPnews

Il est temps de finir ces Eurocks, car il n'y a guère que Laurent Garnier pour encore jouer. Chemin de fer pour rentrer au camping, avant de prendre le bus. L'occasion de se remémorer ces 3 jours, pas forcément aussi formidables que 2008, mais d'un très bon niveau quand même. Quelques découvertes fameuses, de bonnes surprises et plein de bons moments font que cela reste une édition de qualité, et que je suis revenu chez moi rincé, mais content !

Eurockéennes, jour 2

Après une nuit, finalement assez pauvre en "Apéroooooooooooo", un brin de toilette et un peu de farniente, il est temps de se mettre en route vers le festival. Mais avant, un détour par le Flunch, histoire de manger confortablement, dans un environnement sain.

Ceci fait, nous nous séparons avec Gaëtan, lui optant pour Lauter, tandis que je me dirige vers la Loggia où va jouer You & You. Passage obligé (interview derrière), mais passage apprécié, tant le groupe folk qui ouvrait pour Alela Diane (voir compte-rendu) a pris de l'ampleur ! Les chansons folk douces, jouées en acoustique, sont désormais pleinement jouées, avec une grâce indéniable, un vrai sens des arrangements et mélodies, et remportent l'adhésion du public en très peu de temps. "Another Diving Man", "Bye Bye" (sur laquelle le public se joint au groupe) ou encore "The House on the Moon" sont de superbes chansons, caressantes et subtilement mises en valeur par quelques touches électriques. Aussi brillants que dans mes souvenirs, et même plus encore, définitivement un groupe à surveiller, comme l'un des plus grands espoirs folk de chez nous.

Le MySpace de You & You

Après l'interview (à venir sur POPnews), direction la grande scène pour un brutal changement d'ambiance, puisque ce sont les chevelus de The Answer qui sont en train de jouer. Lorsque j'arrive, le guitariste est en train de la jouer Spinal Tap, en faisant hurler sa guitare, ahem...Heureusement, le reste du concert se révèle mieux, même si l'on est restés dans une veine super classique, classic-rock jusqu'au bout des ongles, comme un très bon copier-coller de Led Zeppelin surtout. Le chanteur a le même timbre de voix de chat coincé dans le tambour de la machine à laver que Robert Plant, la section rythmique débite du gros son, bluesy et rock à souhait, ceci entraînant une certaine linéarité dans le concert, malgré une belle énergie.

Le MySpace de The Answer

Là encore, migration, cette fois-ci vers le chapiteau, où se trouvent Peter Bjorn & John. Suédois, ce qui ne veut pas dire avoir un goût vestimentaire sûr apparemment, c'est de la pop synthétique, évoquand mes très vagues souvenirs de Genesis, assez dynamique mais jamais inoubliable. Cela reste un concert agréable, mais j'ai du mal à m'en souvenir, malgré la belle énergie déployée par le groupe. Je vous mets une vidéo, pour que vous vous fassiez votre opinion...

Le MySpace de Peter Bjorn & John


Un petit détour par la suite à la plage, pour The Asteroids Galaxy Tour, groupe de pop fortement infusée de soul (section de cuivres), qui vient là encore du Nord de l'Europe (Danemark). Que dire ? A part que les conditions sont difficiles (loin de la scène), le set se révèle plutôt sympathique, grâce à des mélodies bien trouvées, même s'il faut avoir la foi pour y trouver la moindre once d'inventivité. Qu'importe : c'est efficace, et le côté racoleur est finalement plaisant. Et ouais.

Le MySpace de The Asteroids Galaxy Tour

Là, la suite, c'est une hésitation entre La Roux et Tricky. Et pour une fois, bon choix ! je reste voir Tricky, et j'en ai pris plein la gueule. Arrivant et s'allumant tout de suite un gros spiff (ce qui entraîne l'arrêt de la captation du concert), l'Anglais bad boy est accompagné de son groupe et d'une choriste, et semble ailleurs. Pourtant, dès les premières notes, si la fumée ne s'est pas dissipée, le doute oui. Félin, incontrôlable mais toujours dans les clous, Tricky et son groupe font preuve d'une force incroyable, entre puissance maîtrisée, poussées sonores brutales et moments plus aériens. Aucune faute de goût ne vient entacher le concert, tant le bloc que forment les 6 sur scène semble indestructible. Au contraire, le public en redemande, et Tricky aussi, quand il commence à slammer dans le public, ivre de plaisir pendant que les musiciens continuent leur matraquage sonore. Le régisseur (je ne sais pas si c'est le terme) est quant à lui fou de rage, car Tricky est à l'ouest côté horaire...et déborde allègrement, avec plus de 20 minutes de dépassement. Quand finalement le groupe arrête, c'est les bras fatigués et la tête remplie de cette prestation de folie que nous quittons le chapiteau, Gaëtan et moi-même.

Le MySpace de Tricky
La chronique de "Knowle West Boy" sur POPnews

Après une bonne période de récupération, il est temps d'aller voir ce que donne l'idole des jeunes, Peter Doherty. Etonnamment, il est à l'heure, et seul sur scène. Mais aussi : il est à l'ouest, massacrant allègrement les titres de The Libertines qu'il entonne, et qu'il fait alterner avec les titres de son (correct) premier album. Seulement, il est tout seul, il n'y pas d'arrangements, et ce ne sont pas les deux danseuses classiques (??) qui l'accompagnent qui changent quoique ce soit à l'affaire. Un ratage, qui confirme quelque chose : il faut une reformation de The Libertines pour que Doherty apporte quelque chose de significatif à la musique.

Le MySpace de Peter Doherty
La chronique de "Grace/Wastelands" sur POPnews

Retour à l'espace presse après quelques titres, tant cela nous fait de la peine de voir quelques chansons de notre adolescence massacrées ainsi. De loin, nous entendrons Kanye West, mais serons très bien placés pour le coup pour Passion Pit. Pas du tout appréciés par mon ami Ju (chronique assassine ici ^^), j'ai pourtant pris une bonne dose de plaisir durant le set. Bon, il faut arriver à faire abstraction de la voix (très) haut perchée de Micael Angelakos, mais l'énergie qu'ils y insufflent en live transfigure les chansons, ça sautille, ça reste mélodiquement pas mal (mais super dans la veine fluo-MGMT ok) et...bon, voilà, j'ai vraiment apprécié, un peu de pop dans cette programmation, ça ne pouvait pas faire de mal.

Le MySpace de Passion Pit
La chronique de "Manners" sur POPnews

Ensuite, il restait un petit set de Yuksek pour se caler avant le dodo. Difficile de dire autre chose que "dansant, efficace, une heure pour se dépenser". Toujours la même nonchalance certes, mais ça fait toujours du bien par où ça passe.

Le MySpace de Yuksek
La chronique de "Away From the Sea" sur POPnews

Allez, il est temps de rentrer se réfugier dans le sac de couchage, avant une dernière grosse journée. Dommage pour Birdy Nam Nam, mais une autre fois !

Résumé du jour 1

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