Compte-rendu du concert de Foals le 17/11, à la Rock School Barbey (Bordeaux)

Ce lundi de novembre, l'affiche annonçait Friendly Fires et Foals. En tout cas, ça avait attiré du monde, et un public assez jeune dans l'ensemble, venu voir ces deux groupes anglais qui, quelques jours auparavant, étaient à Paris dans le cadre du festival des Inrocks.

Mais le premier groupe est une surprise, puisque c'est Wild Beasts qui est sur scène. Enfin, ça, je ne le sais pas tout à fait jusqu'à ce que Ju de DODB me le confirme (je ne comprends pas grand choses aux marmonnements). Si c'est une bonne surprise pour lui, je reste nettement plus circonspect que lui, un peu fatigué du falsetto du chanteur et assez froid à l'écoute des compositions du groupe. La fin est toutefois un peu plus satisfante, et puis rajouter un groupe sur l'affiche, ça reste sympa quoiqu'il arrive.

Le MySpace de Wild Beasts

Friendly Fires prend donc le relais. Le chanteur est passablement excité, voire même en transe. Pour l'originalité de la musique, on repassera en revanche. Ca reste dans la lignée de pas mal de groupes anglais actuels, entre Klaxons, Franz Ferdinand et tout ce qui se rapproche de près ou de loin à du post-punk conçu pour danser. Bref, loin d'être inoubliable, proposant des compositions assez similaires, Friendly Fires vaut surtout par l'énergie dont ils font preuve, et qui déclenche une vague de slam depuis la scène assez intense. J'ai presque tout oublié une fois le concert terminé, mais je n'ai pas passé un mauvais moment pour autant.

Le MySpace de Friendly Fires

Foals prend place sur scène aux alentours de 23h05, ils n'auront pas trop de temps pour jouer. Yannis Philippakis, chanteur et leader de la formation a l'air un peu énervé...Est-ce parce que le son est assez moyen ? Dès le début, une petite déception pointe le bout de son nez : très carré sur disque, ce qui n'empêchait pas l'énergie et la tension, le son est un peu brouillon et il ne reste que l'intensité que mettent les musiciens. Certes, il y a toujours de bonnes chansons, voire excellentes, mais une chanson comme "Cassius" est par exemple amputée de son sax, "Two Steps, Twice" est jouée sans grande subtilité et dans l'ensemble, le groupe se contente de jouer fort et vite. Dommage pour l'aspect "math-rock" qui offrait de bons moments sur "Antidotes", et dommage aussi pour les Anglais, qui ne concrétisent pas tout à fait ce qu'on était en droit d'attendre d'eux. A la fin, il reste donc une petite déception, même si Foals sait composer : ce soir, le problème était ailleurs.

Le MySpace de Foals

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