En ce soir d'Halloween, il y avait un concert de prévu au Son'Art, avec la venue des Américains de Le Loup, qui étaient précédés par le bordelais M. Botibol.C'était la deuxième fois que je voyais M. Botibol, la fois précédente, c'était pour la venue de Syd Matters en avril dernier. Et même excellente impression ce soir, avec des compositions qui évoquent Jeff Buckey, Nick Drake ou plus proche de nous, Patrick Watson, particulièrement dans les falsettos parfaitement maîtrisés. Pour faire "oublier" qu'il est seul sur scène, il se sample allègrement, jouant avec talent de ses petites pédales, créant ainsi des boucles d'un peu tout, de son xylophone, de sa voix. De tout ça, il ressort un folk lumineux, très vivant aussi, empreint de la bonne humeur du chanteur mais aussi d'une forme de mélancolie. Bref, encore une fois, je suis sous le charme de la musique de M. Botibol !
La tête d'affiche est donc Le Loup, groupe signé sur l'excellent label local Talitres. Pour ceux qui ne connaissent pas (ce dont je faisais partie avant le concert), je vous conseille la chronique de mon ami Judicaël sur POPnews. Ils sont nombreux sur scène (ce qui me fait toujours rire étant donnée la surface réduite de la scène du Son'Art), je vous passe la liste des instruments, que du classique ou presque. Pour le leader, Sam Simkoff, look Deschiens au départ, avec un pull sûrement tricoté par mamie au coin du feu, mais c'est bien la seule chose qui peut inspirer de la pitié dans la prestation du groupe US.
C'est extrêmement bien comme concert. Ils sont catalogués "indie-folk", ce qui semble être une étiquette correcte mais un peu restrictive. Ils sont tous survoltés, maltraitent avec autant d'ardeur rythmiques et instruments, mais les morceaux retombent toujours juste, avec une grosse énergie, mais aussi une certaine rigueur dans l'écriture, qui fait que les morceaux sont baignés d'une certaine folie sans jamais soûler. Parfois, ce sont de vraies transes (ou presque...) qui gagnent le chanteur et ses acolytes, des fois de belles montées d'intensité dans le chant, bref, c'est tout un pan de la scène indie qui est exploré (Animal Collective, Arcade Fire, Jordan O'Jordan pour le banjo). C'est très frais en tout cas, parfois complètement enthousiasmant et donne envie de suivre ce groupe. Allez donc voir dans les bois si Le Loup y est !















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