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samedi, juillet 11, 2009

Eurockéennes, jour 3

Troisième et déjà dernier jour pour ces Eurockéennes 2009. Le programme s'annonce éclectique, et le temps, bien que menaçant, ne fera finalement pas des siennes et nous laissera en paix. Gaëtan et moi-même arrivons pour la fin de Stuck in the Sound, que j'ai pu voir à Garorock (voir compte-rendu). Apparemment, ça avait l'air assez proche comme set. Au moins, on aura le temps de se poser bien comme il faut devant Staff Benda Bilili...

Le MySpace de Stuck in the Sound, la chronique de "Shoegazing Kids"

En trajet vers la Loggia, et surtout en quête de nourriture, passage devant la grande scène où joue Rodrigo y Gabriela. Ohlala, il faut s'assoir, c'est clair. Bon, c'est technique, mais il est clair qu'ils envoient du très lourd à la guitare, c'est épicé, rythmé, très évocateur aussi. La magie du duo fait très vite effet, et le public s'agglutine devant la grande scène, scotché par le simple pouvoir de deux guitares acoustiques, mais domptées d'une façon renversante ! Enorme surprise, qui me fait d'autant plus regretter de ne pas avoir vu le set en entier.

Le MySpace de Rodrigo y Gabriela

Après Mexico, le rendez-vous est pris avec l'Afrique et donc Staff Benda Bilili, groupe dont l'une des particularités est d'avoir plusieurs membres atteints de polio. Mais ce qui aurait pu être une singularité reste anodin, et ce parce que la musique de ces sept musiciens est de celles qui vous donnent une énergie indéfectible, qui vous transporte, vous fait voyager et bouger votre petit cul de blanc (si si). Ce n'est pas de la world, ce n'est pas du funk, du blues ou du rock : c'est tout ça à la fois, c'est un immense milk-shake musical, et le résultat est délicieux et énivrant. Et puis, ils ont un immense sourire qui leur barre le visgae, qu'ils soient en fauteuil ou pas, et l'énergie qu'ils captent du public (nombreux, charmé), ils la lui redonnent au centuple. C'est bon, c'est trop court, alors on va les applaudir, longtemps. Comme le titre de leur album, Staff Benda Bilili, "Très très fort".

Le MySpace de Staff Benda Bilili, la chronique de "Très très fort" sur POPnews

Il est temps de faire une petite pause, pendant que Gojira maltraite sa double grosse caisse et fait trembler la colline. Un petit verre, un peu de calme et c'est reparti, direction Florence & The Machine, n'étant que peu attiré par Kool Shen en solo (qui remplace Mos Def). Il y a donc une harpe sur la Loggia, puis le groupe fait son entrée, avec à sa tête la délurée Florence. Elle sautille partout, vêtue d'une sorte de pagne assez élégant, il faut bien dire. Pour ce qui est de la musique, c'est un peu moins enthousiasmant, sans être désagréable. Assez pop, mais tirant aussi vers les terres aériennes d'une Bat For Lashes ou d'une Kate Bush, le set est énergique mais alterne avec quelques morceaux où la harpe se faufile. Mais il manque un truc, il manque à mon goût la chanson qui fait dire "ouais, c'est vraiment excellent !". Cela reste bon, mais sans jamais décoller. J'ai ainsi moins de regrets à l'idée d'aller me placer pour Phoenix...

Le MySpace de Florence & The Machine

Place est donc prise aux abords de la grande scène, pour LE groupe pop français, celui que même les Américains nous envient. Et la foule, compacte, semble du même avis, car les slams vont bon train, créant un traffic hallucinant au-dessus de nos têtes, et même de spectaculaires "carambolages" en hauteur ! Mais c'était inévitable, tant les Versaillais ont entamé le set pied au plancher, avec un "Lisztomania" de toute beauté, tout sautillant et entraînant. Les musiciens (6 pour l'occasion) ne s'appuient pas que sur leur excellent "Wolfgang Amadeus Phoenix" pour la setlist, et l'on revisite avec plaisir les anciens albums. Un semi-break instrumental fait retomber la pression avant un final là encore superbement accueilli, dont un "Run, Run, Run" qui déchaîne une dernière fois le public. Bref, une excellente prestation, qui vient cofnirmer le changement récent de statut du groupe.

Le MySpace de Phoenix, la chronique de "Wolfgang Amadeus Phoenix" sur POPnews

Grosse flemme ensuite, liée aux 2 jours précédents, aux slammeurs qui se sont abattus sur nos têtes, donc ce sera un repas avant...Slipknot ! Placement stratégique sur la colline, puis les lumières s'éteignent, un grondement se fait entendre quand les 9 masqués entrent sur scène, majeur dressé pour certains. Puis c'est parti ! Pas de quartiers, la colline subit les assauts de 20 000 fous furieux qui sont pris dans cette explosion de riffs, de double pédale et de hurlements. C'est pas tant un concert qu'une transe, un défouloir, un exutoire. Les premiers titres ("Eyeless", "Wait and Bleed", "People=Shit") marchent mieux que les derniers, et même si un mid-tempo se glisse dans le set, la tendance est au sauvage. Et c'est pour le rappel qu'ils ont gardé le meilleur, avec "Spit It Out", sur laquelle n°9 fait asseoir la foule pour la faire sauter à la toute fin, déclenchant une folie incroyable dans le public (y compris votre serviteur). Quand résonne la dernière note, un seul constat : "Putain, c'est bon !".

Vidéo de "Spit It Out" au Big Day Out 2006



Il y aura une dernière course pour aller voir The Pains of Being Pure At Heart, qui ont commencé à notre arrivée (vu que Slipknot avait un peu de retard). On est en plein milieu du pont de "Young Adult Friction", et c'est un peu la douche froide, tant le son est moyen et les musiciens visiblement fatigués. A l'énergie du disque et de leur prestation au Pimavera a succédé une forme de lassitude, qui fait un peu retomber les chansons....Les tentatives pour faire rire le public sont certes agréables, mais je ne prends pas le même plaisir qu'à Barcelone, même si les chansons sont là. C'est juste qu'il manque un petit truc, cette folie qui fait leur charme...d'habitude.

Le MySpace de The Pains Of Being Pure At Heart, la chronique sur POPnews

Il est temps de finir ces Eurocks, car il n'y a guère que Laurent Garnier pour encore jouer. Chemin de fer pour rentrer au camping, avant de prendre le bus. L'occasion de se remémorer ces 3 jours, pas forcément aussi formidables que 2008, mais d'un très bon niveau quand même. Quelques découvertes fameuses, de bonnes surprises et plein de bons moments font que cela reste une édition de qualité, et que je suis revenu chez moi rincé, mais content !

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