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Garden Nef Party 2009, jour 1

Sitôt le concert de Springsteen fini, il est temps de rentrer "dormir" au camping des Vieilles Charrues, car demain, il faudra être à Angoulême pour la nouvelle édition de la Garden Nef Party. Heureusement, la pluie du réveil ne sera pas trop pénible, sauf que le nuage me suivra un bon petit moment sur la route, et qu'à Angoulême, le moins que l'on puisse dire, c'est que le temps a l'ar incertain. Mais le montage de la tente se fait vite, le temps de retrouver mon ami Judicaël de POPnews, et de lier connaissance avec ses amis, Laure, Maud, Mitch, Aurel, Sebastien et Cyril. La fine troupe est prête à prendre d'assaut la ferme des Valettes...

Bon, pas trop vite : c'est Izia qui s'égosille sur la Valettes Stage (petite scène). J'avoue que le battage médiatique dont elle bénéficie m'échappe un peu...Aucun doute, elle a une voix puissante, mais le charisme d'une courge et des compositions à la hauteur de son groupe binaire : basiques, pour ne pas dire primaires. Puis sa communication avec le public se fait sur le mode du skyblog rock'n'roll. Mouais.

Le MySpace de Izia

Sur la Garden Stage (grande scène), ce sont les marathoniens de Stuck in the Sound qui jouent. Bon, je les ai déjà vus, et je sais que c'est pas mal, malgré un petit manque de mélodies derrière une puissance très honorable. Direction le micro-espace presse, en faisant cache-cache avec la pluie.

Le MySpace de Stuck in the Sound, la chronique de "Shoegazing Kids"

Bon, ce n'est pas vraiment avec Joe Gideon & the Shark que les choses commencent. Honorable duo blues, elle à la batterie, lui au chant avec une fière moustache. Bon, c'est assez dur d'accès, et si ça reste âpre et râpeux, ça casse pas des briques. Je comprendrais presque mon collègue Ju, qui squatte ardemment l'espace presse. Et en plus, il y a des averses régulièrement, mais chose positive, je retrouve une partie de la Muzzart team, c'est cool.

Le MySpace de Joe Gideon & the Shark (je suis sûr de vous avoir donné envie, oui oui)

Allez, ça va être Phoenix, ça ne peut pas être mauvais. Comme aux Eurocks, le set est ouvert sur "Lisztomania", et va piocher dans la discographie du groupe, "If I Ever Feel Better" côtoyant avec bonheur "Lasso", "Rome" ou encore le terminal "1901". Le concert est plus court qu'aux Eurocks (voir compte-rendu), et le public clairement plus sage. Ceci dit, on sent que les Versaillais ont atteint un niveau certain, un truc stable qui fait qu'ils livrent toujours une prestation de qualité.

Le MySpace de Phoenix

Le temps d'aller acheter à manger (hors de prix, pas bon), il faut enchaîner, en se posnat cette question : à quand la première vraie claque ? Le sextet psychédélique Sleepy Sun va essayer de répondre à cette grande interrogrations, car il a un talent notoire pour les pulsions psychédéliques, les décrochages soniques et les vapeurs des orgues soufreteux. Le concert va franchement en s'améliorant, et finalement, on se dit qu'ils auraient dû jouer plus longtemps, tiens. Ou alors, je vais les écouter sur disque. Oui, je vais faire ça.

Le MySpace de Sleepy Sun

Et maintenant, c'est au tour de Ghinzu de prendre possession de la grande scène. J'avoue que je ne connais que de réputation le groupe belge, emmené par John Stargasm (c'est pas son vrai nom, hein ?). Et franchement, je reste un peu partagé par le mélange guitares frontales et grandiloquence du piano et du leader, mais quand même, il y a plusieurs bonnes grosses déflagrations sonores, et quelques passages plus mélodiques, qui frôlent l'emphase. Si je suis mitigé, j'ai quand même passé un bon moment. Ce n'est pas l'avis tranché de fans de Ghinzu qui me réconfortera sur leur niveau, car pour eux, le concert était pourri et l'ingé son à lyncher. J'exagère un peu, mais bon.

Le MySpace de Ghinzu

Bon, allez, le tour d'Europe continue, avec le duo anglais de Blood Red Shoes. Elle est sexy et classe, lui est sympathique et martyrise sa batterie. Pas trop de chichis, et comme disent les jeunes, "ça envoie". Ouais baby, ça envoie, on peut dire ça comme ça, mais les anciens titres "I Wish I Was Someone Better" (titre énorme quand même), "Say Something, Say Anything" ou "You Bring Me Down" marchent mieux que les nouveaux titres, forcément inconnus. Attention à ne pas tourner en rond non plus.

Le MySpace de Blood Red Shoes

Ah, enfin, les voilà. Et oui, eux, Franz Ferdinand. On aimerait les détester, avec leurs petites coupes bien proprettes, leur côté dandy vaguement indie rock. Mais en fait, c'est juste pas possible. Parce que ces gars-là, ils ont des tubes, des vrais. Des chansons qui vous sont rentrées en tete, à l'insu de votre plein gré ou pas. Trois albums, et les classiques se ramassent à la pelle : "Take Me Out" bien entendu, mais aussi "The Dark of the Matinée", "Auf Achse" ou "This Fire" sont des indices de la valeur du premier album. Si seul "Do You Want To" représente le second disque, "Tonight" a quelques beaux représentants, et surtout, les tiitres de ce dernier amène un vent de fraîcheur chez les Ecossais, avec une composante électro pas mal du tout, et fait bien ressortir le talent des musiciens, qui vont même jusqu'à jouer à 4 (!) sur la batterie. Très très bon concert, un groupe dans la force de l'âge.

Le MySpace de Franz Ferdinand

La suite sera plus floue...Ok, The Night Marchers. Bon, c'est du rock, avec des aspirations punk mélodiques, et même des touches vaguement surf, mais mon souvenir s'arrête là. Je ne le sais pas encore, mais ils rejoueront le lendemain, ce qui tombe bien.

Le MySpace de The Night Marchers

Puis Vitalic. Bon, déjà, il a fait chier le monde avec le montage de sa scène, qui a pris trois plombes. Ensuite, il a contniué à faire chier les gens avec sa musique, à base de "boum boum boum". C'était même pas drôle, c'était même pas funk, c'était rien. Si : chiant. Direction : la tente !

Le MySpace de Vitalic

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